En FranceL’idée de vacances payées naquit dans les années 1920. En France il existe des exemples d'initiatives à cette époque. L’expérience initiée au sein du journal « L’information », (quotidien politique économique et financier parisien) le prouve : son directeur technique, J.J. Durand,syndiqué de longue date, obtenait de l’administration du journal, dès 1922, l’octroi de vacances payées au personnel, démontrant que la solution était avantageuse pour tout le monde. Léon Blum écrivait alors des articles pour « L’Information » et découvrit cette initiative qui l’intéressa vivement. Ce fut sans doute l'un des germes de cette révolution culturelle que fut la création des congés payés.La victoire du Front populaire aux élections législatives du 3 mai 1936 provoqua un élan d'espoir chez les travailleurs. Voyant que leurs revendications pouvaient être écoutées, ils lancèrent un mouvement de grève et d'occupation d'usines à travers toute la France, impliquant près de 2 millions de travailleurs. Ces grèves, paralysant tout le pays, entraînèrent l'ouverture de négociations avec le patronat sous la tutelle du nouveau gouvernement. Elles aboutirent tout d'abord aux Accords de Matignon, puis à la création des congés payés. Fixés à douze jours à l'origine, les congés payés n'ont cessé de s'allonger par l'action syndicale: de deux semaines en 1936, ils passent à 3 en 1956, puis 4 en 1969 et enfin 5 en 1982. Dans le mondeAu niveau mondial les congés payés bénéficient à un nombre croissant de personnes puisque selon l' Organisation Internationale du Travail (OIT) on comptait 3,5 milliards de bénéficiaires à la fin des années 1980 et 4 milliards à la fin du deuxième millénaire.En Chine, les congés payés sont récents : le gouvernement communiste a accordé une semaine de vacances en 1999 ; aujourd'hui, les Chinois disposent de trois semaines de congés payés par an[1]. Cependant, 76 % des paysans-ouvriers travaillant dans les usines et les chantiers ne profitent pas de ces congés payés. Le tourisme et la consommation ont fortement augmenté dans le pays : en 2003, on estime que plus de 100 millions de Chinois ont parcouru et visité leur pays. Conséquences socialesLa généralisation des congés payés dans de nombreux pays industrialisés a fortement contribué à la montée de ce que l'on appelle le tourisme de masse.L'existence des congés payés a également enclenché progressivement une série de mesures sociales ou d'initiatives privées visant à les favoriser : Généralisation des réductions annuelles sur les chemins de fer, Règles applicables en FranceLa loi reconnaît à tout travailleur salarié ou assimilé le droit à un congé payé annuel à la charge de l'employeur. Sur les types de congés, voir : Information juridique sur le droit du travail Ouverture du droit aux congés [modifier] Pour tous les bénéficiaires, le droit aux congés payés est proportionnel au temps de travail réalisé pendant l'année de référence. Pour la plupart des salariés, cette année est la période comprise entre le 1er juin de l'année précédente et le 31 mai de l'année en cours. Exemple : Pour les congés 2006, l'année de référence est comprise entre le 1er juin 2005 et le 31 mai 2006. NB : Jusqu'à présent, le droit aux congés payés n'existait que si un salarié avait exécuté au moins un mois de travail pendant la période de référence. En raison de la décision de la Cour de justice européenne en date du 26 juin 2001 et de la Cour d'appel de Paris, cette condition n'est plus nécessaire. Le droit au congé est déterminé en fonction des jours de travail effectif accomplis. Ainsi un salarié, même présent depuis plus d'un an, peut avoir moins que les cinq semaines légales. Généralement, les périodes de suspension du contrat de travail ne sont pas assimilables à du travail effectif (absence maladie, absence pour convenance personnelle, congé parental d’éducation, congé sabbatique, congé pour création d'entreprise, etc.) Toutefois, la loi (entre autre article L 223-4 du code du travail) prévoit que certaines absences soient considérées comme du temps de travail effectif pour le calcul de la durée des congés acquis : des congés pour maternité (le congé paternité et d'adoption ne sont pas cités par les textes mais semble devoir être assimilés à la maternité) Durée du congé [modifier] jours ouvrables : ce sont les jours travaillables dans l'entreprise, généralement du lundi au samedi. Dans le système de calcul dit "des jours ouvrables", les jours de congés s'acquièrent à raison de 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif dans la limite de 30 jours. La notion de mois de travail effectif correspond à 4 semaines de travail effectives. (Un salarié ayant travaillé 48 semaines sur les 52 d'une année bénéficiera donc de ses 5 semaines de congés payés) Le nombre de jours de congés calculé doit toujours être arrondi à l'unité supérieure. Dans le système du décompte "des jours ouvrés", chaque salarié acquiert 2,08 jours de congés par mois de travail effectif dans la limite de 25 jours. La seule obligation pour ce type de décompte est qu'il ne soit pas plus défavorables aux salariés que le système des "jours ouvrables". L'entreprise fonctionne selon une de ces deux méthodes et l'applique à tous les salariés. La date de départ de congé d'un salarié débute au premier jour où il aurait dû et n'a pas travaillé et se finit à la veille du jour de reprise. Exemple de décompte : Le salarié s’absente une semaine : en jours ouvrables : 6 jours de congés payés lui sont décomptés Exemple : Le salarié travaille 4 jours par semaine et s’absente une semaine : en jours ouvrables : 6 jours de congés payés lui sont décomptés le salarié n'ayant eu la possibilité d'épuiser son droit à congé en raison de son employeur ou pour congé de maternité (voir jurisprudence européenne) Indemnisation du congé [modifier] Exemple : Un salarié perçoit 1 400 euros brut par mois et a travaillé toute la période de référence. Ce dernier bénéficie donc de 30 jours de congés. Le code du travail français précise que le salarié prenant des congés payés doit percevoir une indemnisation au moins égal à ce qu'il aurait perçu s'il avait travaillé. C'est ce qu'on appelle la règle du maintien de salaire. Le montant de ce que le salarié aurait du percevoir se calcule en prenant pour référence le salaire de la période précédent le départ en congé. (Dans la pratique les entreprises retiennent souvent le mois de la prise effective) Il y a donc lieu de faire les 2 calculs et de retenir la méthode la plus avantageuse pour le salarié. La même méthode doit être retenue pour l'ensemble des congés relatifs à une période et savoir qu'elle est la plus avantageuse n'est généralement possible qu'au moment du solde des congés. Pour ces raisons il est usuellement pratiqué la méthode du maintien de salaire puis une régularisation lors du solde. Note : la méthode du dixième est en principe plus avantageuse pour le salarié sauf en cas d'augmentation significative. Au niveau du bulletin de salaire l'absence pour congés payés est déduite du salaire, l'indemnité est ajoutée. Pour simplifier les bulletins de salaire, il est admis par l'administration que l'entreprise ne fasse pas apparaître la diminution et l'indemnité lorsque la règle du maintien est appliquée. Cette tolérance n'est permise que s'il est fait mention de l'application de la règle du maintien. Le bulletin de salaire doit faire figurer le nombre de jours de congés payés pris par le salarié et le nombre de jours de CP qu'il lui reste. Si un salarié quitte l'entreprise avant d'avoir pris tous ses congés payés (démission, licenciement, etc.), ceux-ci lui sont versés sous forme d'une indemnité appelée indemnité compensatrice pour congés non pris. |
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